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dimanche, 04 mars 2007

Sociologie de l'éducation

Commentaires

Bonjour,
la difficulté principale de ce cours est l'adéquation entre les exposés du cours (que j'ai trouvés dans l'absolu interactifs et souvent amusants, ça ne me dérange pas que la forme soit différente des cours donnés traditionnellement) et le travail à fournir pour l'examen.
Le but du cours semblait être (en gros) d'éveiller notre esprit critique sur les processus fondamentaux qui régissent nos actions, nos réflexes, nos habitudes au sein de la société. Le cours a bien mis cet aspect en avant (avec les vidéos, les power point, etc etc)... Mais une fois le cours fini, nous voilà livrés à nous mêmes avec un syllabus à... à quoi au juste? A étudier? A comprendre? A survoler?
Une deuxième chose: j'ai l'impression que le fait de souvent faire des petits exercices cotés pendant le cours est plus un prétexte pour nous faire venir que pour nous faire comprendre quelque chose. J'ai deux questions à ce sujet:
- Est-ce une preuve que le contenu vu au cours ne se suffit pas à lui-même pour s'assurer la présence d'un auditoire?
- Pourquoi n'a-t-on pas de feedback du travail que nous avons effectué? (une cote, une appréciation, juste un mot) Je comprends que nous sommes nombreux dans l'auditoire et qu'il est difficile de corriger 300 copies chaque semaine... mais alors, qu'apprenons-nous? Je sais aussi qu'une "réponse type" était souvent donnée après l'exercice, mais moi qui ne suis pas sociologue et qui n'écrit pas facilement, je me demande si mes réponses étaient quand même convenables ou pas, et cela m'aurait aidé à préparer l'examen. A moins que celui-ci ne soit littéralement différent de ces petits tests...
Pour l'instant, c'est tout ce qui'l me vient à l'esprit.
Bonne journée.
Yannick

Ecrit par : yannick | mardi, 06 mars 2007

Je partage les interrogations de yannick : comme il y a loin entre la réflexion exigée par le suivi du cours et celle exigée par la lecture du syllabus, on peut se demander comment il faut se préparer aux examens.

J’imagine qu’il ne nous sera pas conseillé de ne faire que survoler le syllabus. Mais alors une question se pose :

Le cours ne devrait-il pas mieux nous préparer au travail de lecture du syllabus, car autrement, quelle est son utilité si les séquences didactiques qui s’y déroulent ne font que nous porter, en tirant en longueur, à des conclusions dont la compréhension ne devrait pas exiger tant de détours ? Il n’y a pas que l’excès de difficulté qui soit démotivant, il y a aussi l’effet de trivialité, comme on dit en mathématiques (l'effet d’évidence, au plus mauvais sens du terme). Pour ma part, à considérer le travail qui est à fournir pour tous les cours d’agrégation, cela me fait l’effet de m’avoir fait perdre du temps.

Quelque chose m’a gêné aussi, dans le choix méthodologique du travail que nous avions à faire sur la vidéo : il s’agissait uniquement d’appliquer des instruments d’analyse, sans laisser de place en cours ou en séminaire à la réflexion critique sur ces instruments ; nous n’étions certes plus les tonneaux que l’on remplit, mais nous étions la plaque de marbre sur laquelle on désirait graver ce sur quoi notre jugement critique ne devait pas avoir de prise. La critique était certes encouragée, mais uniquement celle qui se faisait à partir de ces instruments.

Pour ce qui est du côté interactif et amusant du cours, il n’est évidemment pas désagréable, mais je ne suis pas certain qu’il soit efficace. De plus, mêlé à l’ambiance d’amusement, je ressens souvent un agacement dû à une certaine application de la méthode de redécouverte où, très vite, on ne réfléchit plus vraiment mais se demande seulement quelle est la réponse que le professeur attend de nous : nos interventions ne sont en fait pour lui que l’occasion d’en venir là où il voulait en venir.

Ecrit par : Fran | mardi, 06 mars 2007

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