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jeudi, 08 mars 2007
Lettre au CIFEN
Liège, le 21 décembre 2006
À Madame le Professeur Bernadette Merenne
Présidente du CIFEN
À Monsieur le Professeur Jean-Pierre Bertrand
Doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres
Madame la Présidente,
Monsieur le Doyen,
En tant que candidats à l'agrégation de l'enseignement secondaire supérieur, nous tenons à vous faire part de quelques critiques relatives à la formation qui nous est proposée, afin que, nous l’espérons, vous puissiez en tenir compte pour l'avenir.
Nous considérons que le contenu des cours est, en grande partie, inintéressant et que la plupart des questions soulevées s’avèrent inutiles. Par exemple, en quoi un débat sur le topless à la plage, organisé dans le cadre du cours de… sociologie de l’éducation, nous servira-t-il dans notre profession ?
La matière dispensée lors des cours théoriques manque de consistance, eu égard aux successions d'évidences ou de lieux communs présentés comme des révélations par différents professeurs.
En outre, la plupart des cours sont quasi exclusivement basés sur des modèles théoriques abstraits. Or, le niveau d’abstraction, qui rend la matière complexe et inexploitable, n'est guère formatif, puisque exagérément décalé par rapport à la réalité à laquelle nous sommes confrontés dans les classes. Nous ne sommes, dès lors, que très peu préparés par les cours généraux à aborder notre premier stage, qui requiert pourtant des ressources d’ordre pratique.
Enfin, les objectifs des cours généraux, pour être explicites, sont parfois fort peu compréhensibles et, pour la plupart, sans grand intérêt. Ne serait-il pas opportun, en conséquence, d’en revoir les contenus en laissant plus de place au concret – notamment à l'expérience de chacun et aux réflexions soulevées par nos stages –, en fixant des objectifs clairs qui cibleraient directement l'essentiel de ce que l'agrégation est censée nous apporter ? Cela permettrait sans doute de rétablir l'adéquation entre les cours proposés et notre future pratique d'enseignant.
Nous estimons qu'un autre problème réside dans la répartition du travail exigé des étudiants. Nous nous demandons pourquoi, à la veille de notre premier stage d’enseignement, nous avons dû consacrer un temps considérable à un rapport de stage d'observation – de trente pages, avec des questions parfois insensées – rapport qui exigeait un travail considérable, démesuré en outre étant donné le nombre de crédits dévolus au cours concerné (didactique générale). Nous sommes également contraints, pour ce même cours de didactique générale, de remettre un travail – non pas dans sa totalité, à une date précise – mais petit à petit. Il s’ensuit que nous ne comptons plus les multiples et infimes échéances auxquelles nous devons rendre une page, qui constituera une partie du travail complet. Ainsi notre emploi du temps est-il devenu – contrairement à ce qu’il était durant nos quatre années universitaires antérieures – d'une complexité ridicule. Cela sans compter les rendez-vous que nous devons prendre avec un « tuteur » qui n’a pas toujours pris connaissance du dossier au préalable ou qui nous donne, en guise de « conseils » des informations évidentes : gaspillage de temps, une fois de plus. Il serait donc opportun de revoir la répartition des travaux sur le trimestre, voire sur l'année, plutôt que de nous infantiliser en sollicitant un « devoir » (tutoring, schéma, blason ou dessin) à restituer chaque semaine ou chaque mois.
Nous constatons, en outre, qu’il existe un réel manque de cohérence entre les professeurs des différents cours généraux de l’A.E.S.S. Par exemple, l’un s’évertue à nous persuader que le Q.C.M. est « anti-pédagogique », alors qu'un autre utilise cette méthode pour nous faire passer l’examen. De plus, ils ne se mettent pas d’accord sur les consignes ainsi que sur l’obligation (devenue l’option) de « l’épreuve intégrée » – qu’ils définissent tous différemment, ce qui ne les empêche pas d’exiger ensuite une cohérence dans les travaux et réflexions des étudiants. Ajoutons que, souvent, les enseignants ne mettent pas eux-mêmes en application les principes pédagogiques qu’ils enseignent aux étudiants et dont ils exigent ensuite d’eux le respect.
Bien entendu, nous ne négligeons pas les aspects positifs de la formation de l’A.E.S.S. – tels que le cours de didactique spécialisée, les stages, les intitulés et thèmes de certains cours théoriques, les supports multimédias, les micro-leçons et les rencontres avec des enseignants ou personnes de « terrain ». Nous n'en avons pas parlé compte tenu de l'objet de la présente. Ils existent, certes, mais ils plient sous le poids des aberrations que nous avons exposées plus haut. Le but n'étant pas de démotiver les futurs professeurs par une formation mal adaptée à leurs besoins, ne serait-il pas nécessaire de revoir, dans le respect des contraintes ministérielles, le contenu et les méthodes de certains cours, de réorganiser le calendrier de remise des travaux, et, enfin, de veiller davantage à la cohérence des informations et des conseils qui nous sont donnés par les professeurs ?
Par la présente, nous tenons donc à vous faire part de notre déception quant à la formation qui touche directement à notre future profession et qui est censée nous y préparer de la meilleure façon.
En espérant que vous pourrez donner une suite concrète à la présente, nous vous prions d’agréer, Madame la Présidente, Monsieur le Doyen, l’expression de sentiments respectueux.
GROFILS Stéphanie,
représentante des candidats à l’A.E.S.S. du Département de Langues et Littératures romanes, après consultation d’une partie de leurs condisciples des autres Facultés.
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Commentaires
Voici quelques propositions en vrac (le but général étant de rendre cette AESS plus qualifiante et moins théorique) :
1. Multiplier les aller-retour entre la théorie et la pratique
2. Confier une partie de l'AESS à des acteurs de terrain (enseignants educateurs) qui vivent l'école au quotidien. (cf l'excellent atelier de Mr STEIN "comment améliorer le climat de la classe)
3. Enoncer clairement ce que nous devrions être capable de faire à l'issue de notre formation
4. Promouvoir une plus grande cohérence d'action et d'évaluation (cf épreuve intégrée)
Pourquoi ne pas aller chercher des idées du côté du CAP ou du régendat? Après tout on fait le même métier...
Ecrit par : C. | vendredi, 09 mars 2007
Pour l'AESS, je pense qu'on devrait avoir plus de cours par filière! Finalement c'est ce qui touche à notre métier qui nous intéresse le plus. Je pense qu'on devrait également valoriser davantage la profession d'enseignant. En effet, comment pensent-ils résoudre la pénurie de prof si ils continuent à montrer aux quelques personnes encore motivées des classes à problème où on a peur de faire dos au tableau! Ce qu'on a vu sur le terrain est loin de l'image qu'on nous en a faite... heureusement! Et dommange pour ceux qui n'ont pas attendu d'être sur le terrain.
Je trouve encore qu'on pourrait avoir un cours qui concerne tout ce qu'il y a autour d'une vie de prof! Je pense par exemple à nos droits, aux recours juridiques qu'on peut avoir face à certaines situations. On devrait nous parler également des impôts, nous dire ce qu'il est possible de faire en tant que prof (j'ai déjà expliqué à plein de monde qu'on était pas obligé de prendre le forfait "Comm fr" et qu'on pouvait rentrer des notes de frais pour tous nos bouquins achetés, certains n'étaient même pas au courant! On pourrait aussi nous parler des syndicats... les pour et les contre!
Enfin soit, aborder tout ce qui est en périphérie de notre métier mais sans quoi nous ne pourrions avancer. Je pense encore aux allocations de vacances! Combien de personnes savent que pour notre première année de travail, la CAPAC peut complèter l'allocation de vacances que nous fournit déjà la Communauté Française (qui n'est pas bien grosse). Pour cela, il faut se présenter avec certains papiers début juillet et y'a moyen d'avoir près de 500 euros selon le nombre d'heures qu'on a prestées sur l'année... combien de jeune prof vont passer à côté faute d'info? Et combien sont passés à côté des candidatures à la Comm fr faute d'annonce? Ce n'est quand même pas admissible. Perso, heureusement que je suis entourée de prof à la maison sinon j'aurai bien du mal pour toutes ces choses.
Ecrit par : T. | vendredi, 09 mars 2007
Voici ce qui ne va pas à l'agrégation:
- une masse de travail qui n'est pas proportionnelle aux cours donnés
- des petites échéances ridicules avec à chaque fois un papier à rendre
sur le didacampus
- on nous demande de faire des travaux puis de rencontrer les tuteurs pour
valider le travail et ceux-ci ne prennent même pas la peine de lire notre
trvail au préalable.
- des profs ne mettent pas en application ce qu'ils nous enseignent (ne
pas se moquer des élèves...)
- les profs comptent sur des moyens pédagogiques qui s'avèrent inefficaces
(films soi disant mis à notre disposition et toujours pas moyen de les
consulter). Ils n'essaient pas de résoudre le problème.
- On nous parle d'une épreuve intégrée et les profs eux-même ne savent pas
se mettre d'accord; en outre, certains profs participant à l'épreuve
intégrée donnent des définitions différentes pour des mêmes concepts
(autorité et pouvoir n'ont pas le même sens chez Mme Robert et chez M
Guillaume). Mais on nous demande d'être cohérent!!
- Certains "pédagogues" se contentent de nous faire avaler des kilos de
power point et pensent que leur cours est bien donné... Si on continue
comme cela, quel sera l'enseignement que recevront nos enfants?!
- Certains profs nous font étudier un syllabus et ne prennent même pas la
peine de nous en expliquer le contenu.
- Certains assistants se permettent des remarques un peu désobligeantes
voire insultantes (ceux qui ne savent pas distinguer pouvoir et autorité
ne mériteraient pas de continuer la formation).
- On nous infantilise par moments ( remplir des tutoring, des
blasons,faire des jeux ...) alors qu'on attend de nous d'être
responsables.
- peu de cours sont intéressants, et les plus intéressants sont ceux
donnés en petits groupes, car ils sont beaucoup plus concrets, le reste
est trop purement théorique et ne nous aide en rien, mis à part le cours
de didactique spéciale.
- Bref, l'agrégation contribue à transformer des gens motivés en personnes
laxistes, telllement la formation semble à la fois peu sérieuse et peu
crédible. Le pire, c'est que ces profs pensent que tout cela est
intéressant, or cela n'apporte pas grand chose...
Ecrit par : Se. | vendredi, 09 mars 2007
- nous regrettons le manque de préparation pratique pour nos stages. En effet, ceux-ci approchent et nous ignorons encore comment rédiger une leçon dans les règles çàd en y incluant les "tâches-problèmes, savoirs requis et autres compétences transversales"...
- nous ne comprenons pas toujours l'intérêt réel de certains cours dans notre formation d'enseignant, peut-être faudrait-il en recibler le contenu?
- une meilleure répartition annuelle des cours et travaux serait à envisager afin de ne pas nous étouffer sous la masse pendant le premier semestre.
Ecrit par : A-k | vendredi, 09 mars 2007
D'abord, je voudrais féliciter Stéphanie d'avoir eu le courage d'écrire cette lettre. Même si je ne suis pas d'accord avec tout, il fallait oser le faire. Bravo!
Voici quelques remarques:
Je trouve que ce qui est très important dans ce qu'elle a dit est de faire des liens entre la théorie et la pratique. Beaucoup de cours nous semblent inintéressants car trop abstraits. On ne voit pas où ça va mener. Donc, plus de CONCRET svp!
J'apprécie par contre la remise en question de Renaud Mainferme et d'autres tuteurs du cours de DG, qui travaillent à récolter, écouter les remarques et les critiques des étudiants. Ils font leur possible pour améliorer le cours et c'est une très bonne chose. Pour les travaux de groupe, c'est bien mais les groupes sont trop grands, et trop hétérogènes. Le principal problème est que les 8 personnes du groupe qui doivent se réunir ont toutes des activités différentes et on n'y arrive jamais. Solution: Des groupes plus PETITS (4 ou 5 personnes grand max) et pourquoi pas aménager dans l'horaire des plages pour les travaux de groupe? Au moins tout le groupe serait + ou - obligé de participer.
Pour le cours de didactique spéciale, même remarque qu'au début: trop abstrait au départ, et c'est seulement maintenant qu'on doit faire des trucs concrets (prépas de stage et stage) qu'on comprend à quoi sert la théorie et qu'on en profite.
Autre remarque générale: Certains profs sont incompétents dans l'agrégation. On nous apprend à donner cours de façon active, mais nous n'avons jamais eu cours de cette façon! Au lieu de nous apprendre des grandes théories qui ne servent à rien, pourquoi ne pas nous donner cours de façon active! (Certains profs de didatique spéciale le font.) C'est là (et dans certains stages d'observation) qu'on se rend compte de l'avantage de la pédagogie active puisqu'on la vit. Enfin, l'avantage d'avoir des cours chiants, c'est qu'après on sait que ce n'est pas comme ça qu'on doit donner cours.....
Sinon ok pour donner plus de séminaires où d'autres acteurs de l'enseignement interviennent (éducateurs, PMS, décrochage scolaire, etc).
Pas ok pour les cours de premiers secours (ca n'a rien à voir avec le métier d'enseignant)
Pas ok pour énoncer clairement ce qu'on doit savoir faire, on le sait déjà en effet.
Ok pour moins de cours théorique, ou du moins des cours théorique plus pratiques... en lien avec la pratique svp, pas de la théorie dans le vide!
Dernière remarque que j'ajouterais dans les remarques générales, qui me semble importante et on en a déjà bcp parlé : il nous faut des cours d'éducateurs, sur la DISCIPLINE. Comment garder la discipline dans notre classe. Que faire en cas de situation difficile, etc, comment réagir. Les profs sont avant tout éducateurs dans leur métier, or on n'a absolument aucune formation là-dedans. N'oublions pas que le principal problème généralisé des profs est la DEPRESSION NERVEUSE. C'est une réalité dans la société d'aujourd'hui. On ne sait pas gérer une classe, on ne l'a jamais appris!
En Résumé,
- Plus de concret, plus d'allers-retours entre théorie et pratique
- Travaux de groupes à mieux planifier et plus petits groupes
- Plus d'interdisciplinarité et de contacts entre les différentes matières données à l'AESS
- On voudrait qu'on nous donne cours de façon active
- Cours d'éducation, parler de la discipline
Ecrit par : Djoul | lundi, 19 mars 2007
Personnellement je pense que TOUS les cours de l'Agreg nous abêtissent!!!! Après avoir trimé pendant des années pour enfin obtenir un diplôme universitaire, et enfin compter parmi les élites de notre société, ON nous demande de faire une agrégation pour transmettre notre savoir à la prochaine génération.
Seulement les personnes qui doivent NOUS apprendre à transmettre ce savoir nous abêtissent. Oui, il faut dire les choses telle qu'elles sont et ne pas tourner autour du pot.
Si l'agreg n'était pas obligatoire pour être nommé comme enseignant... eh bien peu d'entre nous useraient leur fond de culottes sur les bancs de l'école pour suivre un cours dans lequel on nous présente des seins nus, ou encore nous martèle avec des théories abstraites et complexes, sous prétextes que cette façon ou méthode de donner cours, et est la meilleure pour transmettre son savoir à des adolescents.
Je me demande parfois si certains de ces professeurs d'agreg ont déjà essayé d'appliquer leur théorie à la réalité!!!!!!!!! J'aimerai voir un prof d'agreg faire sa préparation telle qu'il se l'imagine et donner le cours EXACTEMENT comme il l'a préparé, SANS oublier sa préparation quotidienne TOUJOURS structurée de la même façon et cela pour 3 cours différents et 4 classes allant de la troisième à la cinquième secondaire!!!!
ALLEZ, arrêtons les frais et soyons sérieux. On ne nous a pas appris à être hypocrite mais plutôt d'être des citoyens responsables etc (voir Décret Mission et cie.....)
Alors svp les profs de l'agreg motivez-nous et apprenez-nous des choses intelligentes et non des idioties.
Merci
Ecrit par : Marcel | lundi, 19 mars 2007
Merci Marcel pour votre réaction. A entendre maintes conversations, il semble que beaucoup vous rejoignent sur plusieurs points. Mais pour la lisibilité du blog, une seule occurrence suffira à votre commentaire.
Ecrit par : Administrateur | lundi, 19 mars 2007
Bonjour,
J'ai bien lu cette lettre, et comme agrégé il y a plus de 10 ans, je constate avec tristesse que rien n'a changé dans l'agrégation, si ce n'est dans la complexification des échéances et la masse horaire.
A l'époque en effet, on n'y consacrait en effet théoriquement pas une année complète. Je dis théoriquement car en pratique la plupart se consacraient en priorité à leurs cours de filière, puis à leur mémoire. Ayant pour ma part combiné cours de filière, mémoire et agrégation, j'ai espéré en apprenant que l'agrégation prendrait désormais un an que cet enseignement y gagnerait en homogénéité et surtout en stages. J'étais émerveillé à l'époque par des copains Erasmus portuguais qui racontaient leur système: une 5e année essentiellement consacrée à la pédagogie de notre filière, dont une partie substantielle (la moitié si mes souvenirs sont bons) en situation de classe. Rémunéré.
Il semblerait que je me sois trompé.
Les critiques que j'ai lues ici, je les faisais déjà à l'époque: le rapport aux QCM, la question de l'évaluation ("faites ce que je dis pas ce que je fais"), ... à quoi j'ajouterais des cours dont l'enseignant ne parvient même pas à capter l'attention et l'intérêt d'un public "consentant", et des méthodologues qui n'ont visiblement croisé des adolescents que dans le cadre de safaris photos. Il y avait du bon cela dit: j'espère que le prof de psycho éducationnelle a toujours autant d'humour... Il fallait bien ça pour garder le cap jusque 20 heures passées...
Donc voilà, visiblement l'organisation de ce diplôme ressemble davantage à une dilution de compétences (ou du remplissage horaire c'est selon).
Ce que je constate en tout cas c'est que vous semblez, vous étudiants de l'AESS, animés par la volonté d'avoir mieux, pour pouvoir donner plus dans votre futur métier d'enseignant. Nous, on se contentait de rentrer la tête et serrer les fesses, en ce disant que ça passerait.
Chapeau donc, et courage dans votre démarche. Notre société mérite mieux que des profs incompétents et/ou démotivés.
D.
P.S. : je n'ai finalement jamais enseigné dans le secondaire: j'ai eu une autre opportunité au sortir de l'agrégation. Mais surtout je ne me sentais si mal préparé...
Ecrit par : D.R. | mardi, 20 mars 2007
Beaucoup de critiques bien pensées sur ce site ! Vive la liberté d'expression.
Mais rassurez-vous, vos professeurs ne tiendront pas compte de vos réflexion. Ils ne sont pas capable de s'adapter à vos souhaits.
Avant la réforme, c'était à peu près nul et inconsistant.
Après la réforme, c'est guère mieux dans la mesure où vos professeurs N'ONT TOUJOURS PAS L'EXPERIENCE DU TERRAIN et parlent de choses qu'ils ne connaissent pas.
Ils parlent de l'enseignement tels qu'ils le rêvent.
Pour faire croire que c'est mieux qu'avant, on vous bourre de travaux (j'ai envie de dire, de devoirs...).
La seule innovation qui n'arrivera jamais : 75 % de vos professeurs sont aussi des professeurs dans le secondaire !!! Là, TOUT changera.
Alors je vous dis : PATIENCE ! Ecrasez. Empocher votre diplôme et bienvenue dans l'enseignement. En pratiquant, vous apprendrez. Vous aimerez, ou pas.
Personnellement, je n'ai jamais regretté mon choix. 20 ans que ça dure.
Ecrit par : plusbeaumetierdumonde | mardi, 20 mars 2007
Beaucoup de critiques bien pensées sur ce site ! Vive la liberté d'expression.
Mais rassurez-vous, vos professeurs ne tiendront pas compte de vos réflexion. Ils ne sont pas capable de s'adapter à vos souhaits.
Avant la réforme, c'était à peu près nul et inconsistant.
Après la réforme, c'est guère mieux dans la mesure où vos professeurs N'ONT TOUJOURS PAS L'EXPERIENCE DU TERRAIN et parlent de choses qu'ils ne connaissent pas.
Ils parlent de l'enseignement tels qu'ils le rêvent.
Pour faire croire que c'est mieux qu'avant, on vous bourre de travaux (j'ai envie de dire, de devoirs...).
La seule innovation qui n'arrivera jamais : 75 % de vos professeurs sont aussi des professeurs dans le secondaire !!! Là, TOUT changera.
Alors je vous dis : PATIENCE ! Ecrasez. Empocher votre diplôme et bienvenue dans l'enseignement. En pratiquant, vous apprendrez. Vous aimerez, ou pas.
Personnellement, je n'ai jamais regretté mon choix. 20 ans que ça dure.
Ecrit par : plusbeaumetierdumonde | mardi, 20 mars 2007
J'oubliais de remercier Mr Dieudo. LECLERC, excellent pédagogue et plein d'humour.
Mis à part sa fascination pour Albert JACQUART, je n'ai rien à lui reprocher. Je ne me suis jamais emmerdé une seule seconde à son cours.
Par contre, à l'époque, une certaine Arlette nous expliquait que pour lutter contre l'échec scolaire, il fallait... supprimer le redoublement.
C'était prouvé grâce à une métaétude (une quoi ?).
Un vrai funérarium ce cours. Un comble ! Comme quoi, enseigner est un métier pas donné à tout le monde.
J'ai assisté au 10 premières minutes et aux dix dernières. Puis j'ai étudié un gros livre bordeaux chiant à mort.
Ecrit par : plusbeaumetierdumonde | mardi, 20 mars 2007
Une petite histoire : Professeur agrégé depuis plus de 20 ans, j'ai rencontré un "tuteur" il y a 3 ans. Celui-ci venait écouter "mon" stagiaire en Sciences économiques. J'étais assis à côté de lui. Il ne s'était pas présenté mais s'était invité... Je n'étais au courant de rien. Au départ, je croyais que j'avais un nouvel élève en classe... Je regardais ce qu'il écrivait : C'était d'une stupidité et c'était bourré de fautes d'orthographe. Ce garçon n'avait jamais donné cours de sa vie.
Puis il quitta le cours comme il était venu.
A Liège, on aime parfois complexifier et créer des emplois inutiles pour des gens incompétents.
Ecrit par : merdierwallon | mardi, 20 mars 2007
Je pense personnellement que le programme de l'agrégation devrait être basé sur celui des régendats. Ils ont une formation en béton au niveau pédagogique.
Rem: Pensez-vous FRANCHEMENT que les octogones didactiques et autres grandes théories totalement révolutionnaires (?) vont nous aider l'année prochaine lorsque nous serons "pour de vrai" devant nos élèves? ... J'en doute
Une autre remarque adressée aux professeurs de sociologie, pour info: dans le dictionnaire, le mot pouvoir renseigne le mot autorité et inversement... Ah là là ... Mais qu'ils sont bêtes ces rédacteurs du Larousse...
Sur ce...
Ecrit par : Liégeois | mardi, 20 mars 2007
Bravo !!! Il y a longtemps que tout le monde le pense mais que personne ne le dit... De manière générale nos Universités sont des institutions qui dépérissent à grande vitesse... Nous évoluons à une époque, où l'Université se pense sans les étudiants, où l'esprit citoyen de participation et de réflexion a déserté ses couloirs et où cette même Institution s'éloigne toujours plus de sa mission originelle, c'est-à-dire former les esprits critiques de demain. Rien que pour ces raisons, le corps académique de l'Ulg et les responsables et professeurs de l'AESS devraient être fières de ces universitaires et néanmoins étudiants qui osent se lever, faire preuve d'initiative et d'esprit critique et dire ce qu'ils pensent de leur cursus et de l'institution.
L’occasion est trop belle… Pourquoi ne pas sortir des sentiers qui vont mener l'Université à sa ruine, la livrer en pâture à la pensée unique, à la pure technicité intellectuelle, et, peut-être plus vite que l'on ne le croît, à la commercialisation. Profitons-en pour saisir l'occasion de penser l'institution en général, et plus particulièrement l'AESS en ce qui nous concerne aujourd'hui, ensemble, c'est-à-dire corps académique, étudiants et membres de la société civile tels que les anciens étudiants. Ne serait-ce que parce que l’Université ne peut se détourner plus longtemps de ce que pensent ceux sans qui elle ne serait rien, à savoir les étudiants. Ne serait-ce que parce qu’une démocratie de façade, une représentation étudiante « pour la forme », ne suffit pas !!! Ne serait-ce parce que la profession d’Enseignant mérite d’être revalorisée. Ne serait-ce surtout, parce que l'enseignement et en particulier la formation des futurs professeurs sont des matières qui ne doivent pas être prises à la légère.
Les progrès et améliorations plus que notables survenus dans la formation des futurs professeurs ces dernières années doivent tous nous motiver et nous laisser optimistes, sereins et confiants, mais il reste du chemin à parcourir. Seules la concertation et la coopération porteront leurs fruits. Le corps académique devrait donc travailler avec les étudiants, les anciens étudiants, avec les professeurs du secondaire pour toujours plus d’efficacité. Ce ne sera certainement pas « LA » solution pour sortir l’enseignement de la crise qu’il traverse, mais ce sera certainement un bon début. Car n’oublions pas qu’en définitive c’est de l’éducation des générations de demain dont il s’agit, et cet enjeu mérite très certainement que l’on dépasse les susceptibilités et autres frustrations académiques.
Ecrit par : Jean-Yves Buron aess 2005-2006 | mercredi, 21 mars 2007
Nous n’avons pas eu l’occasion de remercier tous les participants à la discussion qui se déroule sur ce blog. Le temps nous manque pour le faire comme il se doit, mais recevez tous, actuels comme anciens étudiants en agrégation, auteurs de réflexions laconiques ou développées, notre gratitude pour l’attention que vous consacrez à ce ce blog et plus encore, pour la qualité de vos interventions.
Ecrit par : Administrateur | mercredi, 21 mars 2007
Je l'ai faite il y a 7 ans. Comme d'autres, je croyais que le nouvelle "formule" allait dispenser nos cadets de l'incurie et du n'importe quoi qui caractérisaient cette formation. Visiblement, à part une charge horaire plus importante et une sensible amélioration de la didactique spéciale, les autres prestations ont conservés leurs incohérences graves. C'est assez curieux de lire des remarques et des commentaires semblables à ceux que nous tenions à l'époque. La différence, c'est que les étudiants d'aujourd'hui ont choisi de le faire savoir urbi & orbi... dans un blog... ça transpire dans la presse. Chapeau !!!
Juste un exemple. Ils/elles n'avaient rien trouvé de mieux au séminaire de gestion des situations difficiles que de nous passer un documentaire de Canal+ sur la vie des enseignants dans un collège de la banlieue parisienne. Après ça, vous aviez perdu une bonne partie de votre motivation, celle qui avait survécu à l'ennui et à lassitude engendrés par le reste. A mes yeux, "devenir enseignant" est une chose sérieuse, et confier cette formation à des psycho-pédagogues qui ne connaissent l'adolescent que comme le paléonthologue connaît le vélociraptor ou le tricératops n'honnore pas la nobe institution qu'est l'Université.
A l'époque, entre nous, "psycho-pédagogue" était devenu un peu synonyme de [c'est pas gentil].
Ecrit par : Laurent | jeudi, 22 mars 2007
Je l'ai faite il y a 7 ans. Comme d'autres, je croyais que le nouvelle "formule" allait dispenser nos cadets de l'incurie et du n'importe quoi qui caractérisaient cette formation. Visiblement, à part une charge horaire plus importante et une sensible amélioration de la didactique spéciale, les autres prestations ont conservés leurs incohérences graves. C'est assez curieux de lire des remarques et des commentaires semblables à ceux que nous tenions à l'époque. La différence, c'est que les étudiants d'aujourd'hui ont choisi de le faire savoir urbi & orbi... dans un blog... ça transpire dans la presse. Chapeau !!!
Juste un exemple. Ils/elles n'avaient rien trouvé de mieux au séminaire de gestion des situations difficiles que de nous passer un documentaire de Canal+ sur la vie des enseignants dans un collège de la banlieue parisienne. Après ça, vous aviez perdu une bonne partie de votre motivation, celle qui avait survécu à l'ennui et à lassitude engendrés par le reste. A mes yeux, "devenir enseignant" est une chose sérieuse, et confier cette formation à des psycho-pédagogues qui ne connaissent l'adolescent que comme le paléonthologue connaît le vélociraptor ou le tricératops n'honnore pas la nobe institution qu'est l'Université.
A l'époque, entre nous, "psycho-pédagogue" était devenu un peu synonyme de [c'est pas gentil].
Ecrit par : Laurent | jeudi, 22 mars 2007
Bonjour,
Est-il venu à l'esprit des initiateurs de cette "chère" pétition que le peu de signatures obtenues était dû tout simplement au contenu de cette pétition...
Personnellement, je ne l'ai pas signée, car même si je ne suis pas satisfaite de l'agrégation telle qu'elle est dispensée, je n'était pas d'accord avec tous les termes de la pétition.
Certaines remarques ne rimaient à rien, mais bon cela n'est pas trop grave. Par contre, émettre des critiques contre des cours (surtout un, relisez et trouvez lequel) que l'on n'a même pris la peine de lire... je trouve cela très inconstructif et surtout ça retire toute légitimité à la pétition.
En conclusion, qui signerai un document avec lequel il n'est pas en complet accord?
Sur ce, bonne journée,
Marylène
Ecrit par : marylène | vendredi, 23 mars 2007
Marylène,
Pourquoi cette amertume ? Aucun reproche n'a jamais été dirigé contre les étudiants qui refusaient de signer. Ce qui est désolant, par contre, c’est de critiquer l’AESS, de médire ensuite la démarche qui consiste à faire bouger les choses en vue d’une amélioration, mais de ne pas se prononcer soi-même sur les imperfections de la formation.
Sache en outre que cette lettre recoupe les critiques d’une trentaine d’étudiants, essentiellement de romanes, qui s’expriment sur ce qu’ils vivent aux cours. Or, le recoupage de critiques à l’égard des cours de l’AESS n’oblige pas, il me semble, à les suivre, lorsque, de surcroît, on y trouve plus de frustration que d’assouvissement.
Enfin, pour information, le "peu de signatures" doit être relativisé. On en attendait 300 (nombre des étudiants de l'AESS et pratiquement le nombre d'insatisfaits de la formation), certes, et nous en avons recueillies plus de la moitié, sachant qu'elle n'est pas encore passée dans toutes les sections et que certains ne la signent pas par crainte (des profs, de l'échec) bien qu'ils soient eux-aussi mécontents de l'agrégation. Et si l'on s'en réfère aux nombreux commentaires qui jaillissent sur ce blog depuis deux semaines, on peut aisément apprécier la tendance générale...
Ecrit par : Steph | vendredi, 23 mars 2007
Il ne faut pas voir dans mon commentaire une quelconque amertume... mais juste une précision qui me semblait importante! D'autant que je ne suis pas la seule à n'avoir pas signer pour ces raisons (auquel cas, je ne me serais pas permise de conclure de cette façon). De plus, je te rassure, je n'ai jamais eu le sentiment que l'on reprochait à qui que ce soit d'avoir ou non signer cette pétition.
Enfin, je ne médis en aucun cas la volonté de faire bouger les choses, je trouvais même l'idée d'une pétition très intéressante. J'ai toutefois été déçue par la forme de celle-ci (comme dit précédemment) lorsque je l'ai lue et c'est cela que j'espèrais faire passer par mon intervention.
De mon côté, j'ai également fait entendre ma voix (certe de manière plus discrète, puisque personnelle) via les tutoring en dida. générale, les débriefing en dida. spéciale et surtout en précisant mes doléances à mon délégué de section qui devait les transmettre lors des conseils. Ne me sentant pas en adéquation avec la pétition, j'ai seulement choisi un autre moyen pour me faire entendre du "staff général" du cifen (ou du moins tenter de me faire entendre).
Maintenant, il ne faut rien voir de personnel dans mes remarques. Me retrouvant dans la volonté de changement, j'apprécie pleinement ce qui est fait. Je ne voudrais pas que mes remarques soient perçues comme une attaque... La compréhension permettant le consensus et le consensus ouvrant la porte à l'action, j'espèrerais que ces précisions permettraient de faire avancer les choses. Je ne sais si l'on doit y voir de l'idéalisme...
Ecrit par : marylène | samedi, 24 mars 2007
Marylène,
Merci pour ces quelques précisions. Nous sommes d'accord.
Pourquoi ne pas toi aussi instiguer une pétition qui recouperait les critiques des autres étudiants mécontents mais en désaccord avec les romanistes. Les deux auraient ainsi beaucoup de poids. Ce serait en tout cas plus positif que de me blâmer comme le fait Choupi (?) sans scrupules.
Sache aussi que la réunion de mercredi a ouvert le débat de façon constructive sur les faiblesses de l'AESS. Je pense qu'ils sont disposés à faire des efforts dans notre sens (sauf l'une ou l'autre exception). Comme toi, j'espère ne pas être idéaliste, mais optimiste.
Ecrit par : Steph Grofils | samedi, 24 mars 2007
Bonjour à vous tous !
J’aimerais tout d’abord vous exprimer mon soutien : je suis sortie de l’agrégation en 2004 et déjà à l’époque, nous émettions les mêmes critiques, ce qu’avaient fait également nos prédécesseurs…
J’avoue que cette année d’agrégation m’avait laissé un goût amer : j’ai eu l’impression que nous nous battions contre des moulins et que la situation n’évoluerait jamais. Mais je suis très heureuse de constater que vous faites le nécessaire pour que les choses changent, et j’ai l’impression que vous le faites de manière très constructive ! Vous ne jeter pas le bébé avec l’eau du bain (ce que l’on est parfois tenté de faire sous le coup de l’exaspération) : vous gardez bien à l’esprit l’importance d’une formation initiale de qualité pour les enseignants ! (Bien que je suis également d’avis, en tant que très jeune enseignante, qu’il faudrait également continuer cette formation durant nos premières années de carrière et ne pas nous lâcher dans la nature du jour au lendemain, mais ceci est un autre débat…)
Je profite de votre blog pour essayer de toucher une minorité d’entre vous : ceux qui passent le certificat d’études complémentaires pour l’enseignement de l’italien ou de l’espagnol. Pour ceux qui ne le savent pas (encore), ce certificat n’a aucune valeur légale. Ce qui signifie qu’officiellement, il suffit d’être agrégé en romanes pour donner de l’italien ou de l’espagnol : c’est le seul titre requis !
Cela donne lieu à des situations totalement aberrantes ! Je connais certains collègues qui ont accepté des heures d’espagnol pour « gagner leur croûte », alors qu’ils n’ont jamais entendu ou prononcé un seul mot de cette langue (ils avaient choisi l’italien en romanes) ! – Je précise au passage que je ne leur jette pas la pierre : c’est à la situation qu’il faut s’attaquer.
Certains d’entre vous seraient-ils prêts à se battre pour la reconnaissance de ce certificat ?
Bon courage à vous tous pour terminer cette année !
Stéphanie
Ecrit par : Stéphanie | lundi, 26 mars 2007
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