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vendredi, 23 mars 2007
Le débat sur l’agrégation a-t-il eu lieu ?
Que pensez-vous de la discussion qui a clôturé le cours d’ approche pédagogique de la diversité culturelle ? Tous les problèmes ont-ils selon vous été abordés et, pour ceux qui l’ont été, ont-ils été débattus de façon satisfaisante ?
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Commentaires
La discussion qui a cloturé la réunion du cours d'approche pédagogique de la diversité culturelle n'a, à l'image de toutes les autres initiatives prises jusqu'à ce jour, absolument pas permis de dégager de pistes CONSTRUCTIVES afin d'améliorer la formation pédagogique des futurs enseignants que nous sommes. Chacun y va de ses propres doléances et le débat s'égare et se perd en griefs personnels.
L'agrégation a certes bien des défauts mais elle a également de nombreuses qualités. Cette grogne permamente de certains étudiants doit probablement venir du fait qu'ils travaillent déjà et refusent de se prêter au jeu de l'agrégation.
Je désapprouve complétement l'intiative prise par certains élèves romanistes qui sont vraisemblablement victimes d'enjeux qui dépassent leur entendement puisque cela fait environ cinq ans que le Cifen reçoit des lettres de doléances provenant de cette même section. Qui se cache donc, au sein de la section des romanistes, derrière ces initiatives ?
Dans l'article de la Libre, on évoque la fameuse pétition qui a circulé au sein des étudiants en AESS, fameuse pétition qui n'a récolté en tout et pour tout que 5 signatures !!! Il faut ensuite s'interroger sur les liens qui unissent l'auteur de l'article et Stéphanie Grofils, la presse a vraisemblablement oublié son principe d'impartialité...(L'article ressemblant davantage à un pamphlet qu'à un article de presse digne de ce nom). Les relations qui unissent ces deux individus me font sincèrement douter du devoir de recoupement du journaliste en question. Mlle Grofils a-t-elle seulement lu le syllabus de sociologie ? De plus, son acharnement à s'attaquer à M. Guillaume me fait également douter de sa neutralité, n'y aurait-il pas un intérêt personnel, voire un conflit personnel à tout ce remue-ménage ?
En clair, on fait beaucoup de bruit pour rien et ces initiatives sont déplorables dans la mesure où elles n'apportent absolument rien de constructif, j'ai l'impression d'entendre des adolescents de 15 ans qui critiquent le monde des adultes. Nous sommes des adultes et lorsque nous nous trouvons face à un problème, il nous incombe de nous attacher à essayer de le résoudre afin de faire avancer les choses. Toutes les intiatives prises jusqu'à ce jour n'ont fait qu'enliser le débat et ce qui me dérange par dessus tout c'est que certaines personnes, dont Stéphanie Grofils, se font le porte-parole de toute l'agrégation alors qu'en fait, elle ne représente qu'une minorité de personnes voire leur propre intérêt personnel.
J'attends de voir des étudiants responsables prendre diverses initiatives afin d'aller ensemble de l'avant, je pense que tous les professeurs de l'agrégation mettent toute leur bonne volonté dans cette formation et qu'ils sont prêts à nous entendre si nos doléances reposent sur des éléments concrets !
Ecrit par : Choupi | vendredi, 23 mars 2007
Je ne peux m'empêcher de réagir à ce commentaire...
Effectivement, je trouvais le débat lancé au cours de M. Manço un peu stérile. Pourquoi? Les quelques interventions judicieuces n'ont fait que susciter des réponses vides de sens et je dirais même trop personnelles et déviées sur la fin ("oui mais j'aurais du faire l'agrégation il y a dix ans si c'est comme ça","oui mais je n'ai pas le temps de manger quand je suis en stage", etc.). Si je ne m'abuse, tout le monde est dans ce cas: c'est par définition ce qu'on appelle la "vie active"... Par ailleurs, je souligne que la moitié de l'amphithéâtre avait déserté les lieux de "la formation pédagogique des futurs enseignants que nous sommes", ce qui ne pouvait qu'acroître la difficulté de dialogue.
L'agrégation est une formation universitaire et l'immense majorité et non une minorité (de 5 personnes, semble-t-il?!) d'entre nous est constituée d'adultes responsables qui exigent une formation digne de ce nom. Une formation "plus concrète"...qu'est ce que cela veut dire?Ce n'est pas une formation "plus concrète" que je souhaite mais simplement plus intelligente. Pour ma part, je ne remets aucunement en question le syllabus de Sociologie qui est fort bien fait. Il est cependant dommage que le professeur ne l'aborde pas ou très peu à son cours. Il en est de même pour le cours de Didactique générale que son titulaire souhaite rendre conforme aux méthodes qu'il nous enseigne. Il n'en est rien. Lors du cours théorique, ce dernier s'est pour ainsi dire contenté de nous lire ses slides. Cette platitude a été compensée par les "tutorings", "PR2", travaux et autres "validations de travaux"...ce qui est supposé nous enchanter et contribuer à l'amélioration de nos pratiques.
Les professeurs de l'agrégation ne devraient (et je n'engage que moi) pas hésiter à construire leurs cours sur la base de leur syllabus. Bien entendu, il serait primordial qu'ils donnent fréquemment la parole aux élèves de l'assistance mais sur des sujets plus élevés que l'intérêt de construire tel ou tel graphique à deux données au cours de Psychologie ou sur le sentiment éprouvé à la plage face au phénomène du "topless". L'enseignement appelle une série de questionnements (s'agissant des professeurs et de leurs savoirs qu'ils doivent partiellement gommer dans certains cas à des fins de vulgarisation, des élèves, de l'institution scolaire, de l'élistisme, etc.) qu'ils serait bon de partager avec des spécialistes de la didactique. En outre, des cours comme "Approche pédagogique de la diversité culturelle" et "Ethique professionnelle" pourraient être réunis afin de donner lieu à des séminaires qui ne seraient que plus consistants. Car au fond comment peut-on parler de neutralité sans aborder les types de diversité et inversement?
Il est évident que le décret de 1999 ne peut être revu et je ne pense pas que certains cours doivent être supprimés. En revanche, leur contenu pourrait s'adapter à une exigence qui comprend et dépasse la simple concrétude. Les outils fournis par chacun des cours nous sont imposés trop brutalement, sans qu'on ait le temps de réfléchir à leur pertinence ainsi qu'à leur possible application. Le maniement des concepts et notions ne semble avoir d'intérêt qu'en soi, dans le but de réaliser un travail qui nous permettra d'obtenir des points! Or, ces travaux ne nous apprennent pas à enseigner et les modèles ne sont pas utilisables en situation réelle. La seule chose sensée que nous puissions faire est sans doute de songer à leur intérêt...
Ecrit par : Lily | vendredi, 23 mars 2007
Chèr(e) Choupi,
Tout le monde a autorité pour critiquer un article paru dans la presse. Je t'arrête cependant quand tu te permets d'affirmer que cet article est pamphlet contre l'agrégation. Loin de là. L'auteur, moi-même, n'y exprime pas son opinion personnelle et je te défie de prétendre le contraire.
La parole est donnée dans cet article à une série d'intervenants, dont le Cifen. Ces intervenants n'ont pas été sélectionné de manière à orienter l'article mais ils constituent, déléguée des étudiants, fédé, Cifen, jeune prof, un panel assez large pour se faire une idée de la question qui est la grogne étudiante au sein de l'agreg, grogne qui existe depuis longtemps, de nombreuses autres personnes m'en ont témoigné. De ce fait, le sujet est a fortiori déjà assez intéressant pour être traité. Je ne suis pas là pour défendre les étudiants, mais donner la parole à tous et éclairer les lecteurs sur un sujet qui est évoqué depuis des années dans les couloirs de l'Alma Mater.
Quant à la remise de mon impartialité, je te laisse seul(e) juge de tes propos écrits sous le couvert de l'anonymat. Je connais (encore) des étudiants de l'ULg mais également des membres de la communauté éducative. Cela n'a jamais orienté et n'orientera jamais ma façon d'écrire. Je préciserais également à ce sujet que dans l'article en question la parole a été largement donnée au président de la Fédé, personne assez représentative de la communauté étudiante je pense. Tu peux bien entendu essayer de te renseigner pour voir si je ne suis pas le beau-frère de l'oncle de son neveux mais tu perdras ton temps.
Bien à toi
Nicolas Parent
Ecrit par : Nicolas Parent | vendredi, 23 mars 2007
Lily, je suis en accord profond avec vous.
Ecrit par : Nico | vendredi, 23 mars 2007
En réponse aux propos de Choupi :
Qui est le plus blâmable ? Celui qui, au nom d’une majorité estudiantine, recoupe les critiques de ses camarades et fait son possible en vue d’améliorer la formation proposée (et cela a effectivement abouti à une réflexion constructive et mutuelle sur les faiblesses de l’AESS lors de la dernière réunion du CIFEN ce mercredi 21 mars) ou celui qui, sous le couvert de l’anonymat, colporte des propos diffamatoires non fondés, si ce n’est sur des préjugés ?
Je voudrais faire remarquer que le fait que l’agrégation comporte également des qualités n’a jamais été balayé des critiques faites envers le CIFEN (cf. lettre, article dans la Libre, réunion du 21/03). Il n’a jamais été mis en doute que les didacticiens investissaient du temps et de la réflexion afin de dispenser les cours de l’AESS. Si cela a été mal compris, je le répète ici.
Je souligne encore que, comme la plupart, je ne travaille pas, mais que, justement, au sortir de quatre années universitaires, je m’attends à une formation plus qualifiante avant d’aborder au mieux un métier de terrain, comme c’est, si je ne m’abuse, le souhait de nombreux candidats à l’AESS.
De nombreux mécontentements résonnaient ça et là dans les amphithéâtres de l’agrégation, mécontentements que les étudiants des différentes sections et facultés partageaient globalement (les travaux en groupes réunissant diverses filières confirmaient que la déception s’étendait au-delà de la romane). Cette insatisfaction, en outre, n’est pas une nouveauté du cru 2006-2007. Choupi n’est sans doute pas sans savoir que les « anciens », toutes filières confondues, avaient eux aussi tenté de se faire entendre en vue d’une amélioration de la formation. Ce fut un échec. Tout comme notre première tentative de dialogue avec le CIFEN.
Et qui se cache là derrière ? Des futurs enseignants déçus, tout simplement, mais qui osent, cette année, crier plus fort leur insatisfaction. Choupi faits peut-être allusion à Monsieur Dumortier (didacticien du français) qui m’a encouragée à écrire aux autorités de l’agrégation. Je pense que si Madame Merenne avait prétendu que les réclamations étaient du seul ressort de Monsieur Dumortier, non seulement elle en aurait directement discuté avec lui, mais elle se serait également méprise puisqu’au fond, le problème demeure, et elle en avait peut-être bien conscience.
En ce qui concerne la pétition, ou plutôt les 8 versions de la pétition qui circulent encore dans les différentes facultés, que Choupi sache qu’en Philo & Lettres on a recueilli pas moins de 70 signatures (sans qu’elle soit passée pas toutes les sections), soit près de 25% du nombre total des étudiants inscrits à l’agrégation cette année (plus ou moins 300). Je reconnais cependant que certaines sections/personnes refusent de la signer pour quelque raison que ce soit. C’est leur droit et ni moi, ni personne ne les blâme. Certains reprochent une forme trop virulente, d’autres n’approuvent pas toutes les remarques (et portent leurs critiques sur d’autres points), d’autres craignent une sanction par les professeurs en fin d’année malgré leur position, et certains autres encore se « foutent » d’agir pour les suivants. C’est néanmoins regrettable puisque le but était de faire comprendre au CIFEN que tous les étudiants avaient des critiques à l’égard de la formation, qu’ils la veuillent plus concrète, ou plus intelligente.
En réponse aux remarques qui touchent à l’article dans La Libre, je constate que Nicolas Parent s’est déjà très justement exprimé. Sinon, je n’ai effectivement pas encore lu le syllabus de sociologie, que M. Guillaume n’a pas abordé au cours, et je n’ai aucune rancœur personnelle à son égard. Il est vrai que l’exemple du topless revient souvent lorsqu’on mentionne un exemple-choc des moyens aberrants utilisés pour guider notre réflexion. À tort sans doute, si l’on pense alors que c’est le seul cours visé par les détractions romanistes.
Je ne pense pas, en outre, que l’on fasse « beaucoup de bruit pour rien » dans la mesure où ces démarches ont menées, ce mercredi 21/03, à une meilleure ouverture du dialogue entre professeurs et étudiants et à une révision mutuelle et constructive, comme précédemment évoqué, des choses à améliorer et à repenser au CIFEN pour l’année prochaine.
J’ajouterai, toujours pour répondre aux brimades personnelles de Choupi, que les réunions du CIFEN invitaient les délégués des toutes les sections et que, de façon générale, les critiques des futurs étudiants se recoupaient souvent, si je ne m’abuse, autour de deux questions : le côté peu qualifiant de la formation (eu égard au manque d’allers-retours entre théorie et pratique dans les cours généraux) et la façon peu intelligente dont certains cours étaient dispensés (interprétée comme inintérêt ou inutilité).
Une adolescente de 15 ans aurait-elle courageusement tenté (après avoir été brimée une première fois) de ré-entreprendre le débat sur les faiblesses de la formation qu’elle et 300 autres étudiants suivent ? Comme Choupi le mentionne, c’est effectivement l’action d’étudiants responsables qui prennent des initiatives afin d’améliorer, avec les didacticiens, une formation qu’ils jugent décevante, et ce pour le bien de tous.
Je terminerai en m’interrogeant sur l’identité de Choupi, sur sa part d’implication dans le débat autour de l’AESS, ainsi que sur sa documentation personnelle au sujet des faits et liens entre les acteurs de la polémique.
Si Choupi et d’aucun ont d’autres questions ou désirent éclaircir d’autres zones d’ombres, je les invite à prendre personnellement contact avec moi, afin d’éviter, à l’avenir, de nouvelles calomnies déplorables, fondées sur l’hypothétique.
Stéphanie Grofils
04/344 44 27
Ecrit par : Steph Grofils | samedi, 24 mars 2007
Pour soutenir notre déléguée romaniste... L'on a tendance à lui faire porter tout sur les épaules, parce qu'elle a accepté d'être la porte-parole d'une section. Mais il faut savoir que de nombreux débats ont eu lieu dans notre classe au sujet de l'agreg. Lui rejeter la faute n'est donc absolument pas loyal, vu qu'elle parle au nom d'une classe (ou presque, on ne peut être 35 et tous du même avis). Quant à la pétition et à l'article de journal, s'ils ont échaudé certaines personnes, il faut reconnaître qu'au moins ils ont permi d'en arriver à un dialogue à double sens, qui ne peut être que constructif pour la suite. Reste à espérer que les étudiants AESS de l'an prochain nous remercieront....Bonne fin d'agreg à tous!
Ecrit par : Anne | samedi, 24 mars 2007
En réponse à tous vos commentaires,
Ma seule réaction sera que je suis contente que l'on ait remis l'église au milieu du village. Et si je compte bien, 25 %, cela constitue effectivement une minorité et plus je discute avec des étudiants de l'AESS et plus je rencontre de personnes qui en ont ras-le-bol de tout ce remue-ménage et qui sont véritablement exaspérées qu'on s'exprime constamment en leur nom alors qu'elles sont en désaccord complet avec la teneur des propos tenus ainsi qu'avec la méthode employée.
Quant à mes sources, je dirai simplement qu'elles sont bien informées.
Quant à Stéphanie Groflis, je ne pense pas avoir de questions supplémentaires à lui poser mais simplement à lui suggérer de se retirer de ce débat tant son attitude est sujette à polémique et surtout parce qu'elle a perdu son crédit auprès de la majorité des étudiants de cette année académique. Je ne pense pas que les étudiants aient peur d'une quelconque sanction, après quatre années d'université, voire plus et quelques années de travail, je crois que les têtes sont bien faites et capables de leur propre réflexion. Je le répète, Stéphanie Grofils n'est le porte-voix que d'une minorité d'étudiants !
Je pourrais épiloguer encore longtemps sur ce débat mais j'ai bien plus à faire, le métier d'enseignant est un engagement, un dépassement permanent de soi au profit de nos étudiants. Après plusieurs années d'enseignement, je dois reconnaître que l'agrégation comporte de nombreuses lacunes, mais je lui reconnais également de nombreuses qualités. Par exemple, certes les stages sont difficiles à assurer pour qui doit assumer un temps plein mais ils ont ce mérite de nous aider à nous remettre en question, à porter un nouveau regard sur notre pratique. Le cours de Monsieur Gilles, quant à lui, n'avait peut-être pas la forme adéquate mais il avait le mérite d'être complet et bien documenté. De même, avant de critiquer le cours de Monsieur Guillaume, il serait peut-être intéressant d'en avoir pris connaissance dans son entierté...
Je ne reprendrai plus la parole dans ce débat mais moi aussi je me fais l'écho de certains étudiants de l'agrégation et pense que mes propos sont le fruit d'une réflexion personnelle mais partagée par de nombreux étudiants.
Ecrit par : Choupi | samedi, 24 mars 2007
Dans des situations similaires à la nôtre, ce n’est jamais une majorité qui décide de contester, qui plus est en son nom propre, et quand une contestation a lieu, elle engendre toujours chez certains, avec un désolant automatisme, quelque méfiance à son égard. Il n’y a donc là rien d’extraordinaire.
De plus, si une pétition est lancée, ce n’est pas nécessairement pour prouver que tout le monde est déjà d’accord mais plutôt pour susciter une réflexion dont on pense que, bien menée, elle ne peut que conduire chacun à la signer : nous n’avons jamais eu la candeur de croire qu’avoir raison en formulant ces critiques équivaille à être majoritaire. Cette candeur est bien plutôt la vôtre ("vous n’êtes pas majoritaires donc vous avez tort").
Nous n’avons pas eu cette candeur mais pourtant des critiques radicales se sont fait jour chez un certain nombre d’étudiants, notamment selon les deux angles décrits par Stéphanie Grofils, et qui recoupent parfois de façon surprenante les réflexions d’anciens de l’agrégation. Pourtant nombre de critiques plus ou moins larvées se sont faites fréquemment entendre dès lors que les discussions en venaient à porter sur ce qui était fait dans certains cours : ce qui, spontanément, suscitait de l’amusement finissait souvent par susciter, à la réflexion, des critiques. Pourtant je n’ai vu aucun étudiant être content de la formation qui lui est donnée, contrairement à ce que j’ai pu voir dans toutes mes études supérieures.
La démarche de Stéphanie Grofils est louable en ce qu’elle a tenté de donner forme à tout cela.
Pour ce qui est de votre description des lacunes et qualités de l’agrégation, c’est-là, effectivement, la réflexion de quelqu’un qui a autre chose à faire : le cours de monsieur Gilles est certes bien documenté mais il est unilatéral ; le syllabus de monsieur Guillaume est certes intéressant, mais on ne voit pas pourquoi il devrait s’ensuivre qu’on ne puisse se prononcer sur son cours qu’après l’avoir lu.
Ecrit par : Nico | dimanche, 25 mars 2007
J'approuve la réponse de Nico à Choupi.
Le majorité des gens, dans des situations de ce type, se plaignent et écoutent les plaintes des autres avec plaisir. Mais dès qu'il s'agit de sortir de la plainte individuelle, de former une contestation et de faire l'épreuve du pouvoir qu'une telle solidarité peut engendrer, les mêmes plaignants prennent peur, peur d'affronter l'autorité suprême qu'ils se représentent face à eux, peur devant le fait que le mouvement en train de se former puisse l'ébranler.
Ce n'est pas parce que nous sommes de futurs ou actuels enseignants que nous avons à nous comporter comme de bons élèves, dociles devant les profs du Cifen, dociles devant la direction de l'établissement où nous enseignerons, dociles devant la prochaine réforme de l'enseignement qui rendra la tâche des enseignants plus difficile encore.
Par ailleurs, et le danger me semble bien là, il y a de gros risques pour que cette docilité bien incorporée s'inverse vis-à-vis des élèves, et que nos agrégés-bons-élèves-dociles deviennent à leur tour, face à leurs classes, des dresseurs d'adolescents.
Je préfère rester toute ma vie un adolescent de 15 ans qu'un mouton sans âge.
Ecrit par : Denis | dimanche, 25 mars 2007
Bernard, je ne vois absolument pas pourquoi l'on devrait "laver nos tabliers d'étudiants" sur ce site. Cela n'a rien avoir avec l'agrégation ! En tant que représentants d’une partie des étudiants concernés par le débat, Jean-Yves Pirenne, Roland Neyrinck et moi-même avons été contactés par Nicolas Parent qui, en tant que journaliste et ancien candidat à l'AESS, s'est vu octroyer la rédaction de l'article par sa rédactrice en chef. Et que je l'ai connu en guindaille il y a quelques années ne change rien au débat.
Quant a Choupi, je lui réexplique que les 70 signatures ne sont issues QUE de la Fac' de Philo & Lettres et que ce qu'elle nomme "remue-ménage" prend fin puisque les principaux problèmes perçus à l'AESS ont été abordés et résolus au Conseil du Cifen mercredi (faut-il le rappeler?).
Sinon, quand bien même je me serais trompée, et ne serais finalement le porte-voix que d'une minorité, cette minorité est mécontente et a le droit de le revendiquer (j’avais pourtant l’impression, en prenant le micro au cours de psycho, que mes remarques étaient accueillies par une majorité, certes). Que ceux qui en sont contents laissent alors aux autres la liberté d'expression. Quoi qu’il en soit, je ne dis pas que ma démarche a été parfaitement menée, mais son intention était bonne.
En outre, si Choupi représente une autre partie des étudiants, c'est fort bien, c'est intéressant. Néanmoins, je doute que ce pourcentage passe son temps à débattre sur « Stéphanie Grofils »... je propose en effet que l'on revienne au sujet de cette page: le débat sur l'AGRÉGATION qui, cette fois, concerne tout le monde. J’ajouterai enfin que la lâcheté de Choupi, qui me médit sans signer, me laisse penser que, peut-être, nous nous connaissions avant cette année, eu égard aux attaques gratuites d’ordre personnel…
Quant à moi, je ne répondrai plus aux détracteurs anonymes.
Denis, je partage pleinement ton point de vue.
Ecrit par : Steph G. | lundi, 26 mars 2007
Je pense que plutôt que de débattre à l'infini sur les avis majoritaires et minoritaires, il faudrait lancer une enquête sérieuse et exhaustive (sous forme de questionnaire d'évaluation par exemple) qui serait soumise à TOUS les étudiants de l'AESS. Je dis "il faudrait" et je ne prendrai pas cette intiative car j'ai déjà beaucoup de travail, mais je compte bien en parler à des personnes qualifiées pour réaliser cette enquête (D. Leclercq par exemple).
Qu'en pensez-vous ?
Je me permets encore ce commentaire : si j'ai bien compris, et comme je l'ai déjà dit, ce blog est là pour proposer des solutions et faire avancer les choses. Je suis vraiment déçue par les propos puérils (et anonymes, quelle pitié) de certains.
Ecrit par : Camille Bartholomé - AESS psychologie | lundi, 26 mars 2007
L’essentiel n’est pas dans le sondage des opinions mais dans l’accomplissement d’une réflexion ; de savoir si les critiques qui sont faites à l’agrégation sont ou non fondées, et non si elles sont partagées – cela même ne fut-il pas sans importance.
Ecrit par : Nico | lundi, 26 mars 2007
Au secours!!!
Sincèrement, vous me foutez les boules!
Je viens de lire les commentaires pour la première fois. Et je suis atterrée! Ces querelles ont des conséquences sur les gens qui n'ont pas envie d'y prendre part, comme moi et bien d'autres, et j'en ai vraiment marre que cette année d'étude se passe dans un tel climat de règlement de comptes.
Vous faites référence à un débat. Mais de quel débat parlez-vous? Choupi a été la seule à faire entendre une voix qui osait remettre en question votre initiative que je qualifierais non seulement de déplacée mais également de disproportionnée. Vous voulez autre chose que ce que l'on vous enseigne à l'agreg? Mais rien ne vous empêche de rencontrer d'autres personnes pour partager leurs expériences, de vous documenter, de lire,... Personellement, je travaille, j'ai des enfants et un ménage, et j'arrive à m'en sortir avec ce que nos profs nous demandent. Je vis bien, de manière confortable. Et j'ai le temps de rencontrer d'autres enseignants pour parler de leurs pratiques, de leurs ressources,... J'ai le temps de lire, d'avoir des loisirs avec mes enfants,... Vous me faites vraiment chier à vous plaindre comme ça! Je suis allée de nombreuses fois discuter avec Monsieur Guillaume, son assistant, Madame Bosmans, Madame Robert, Madame Van Cauwenberg,... et chaque fois, ces professeurs m'ont témoigné leur intérêt et leur dévotion. Certains m'ont procuré des ressources pour répondre à des demandes précises. Je profite d'ailleurs de l'occasion pour les en remercier. Je les remercie pour leur disponibilité, leur volonté de bien faire et leur ouverture d'esprit. Par contre, vous les 75 râleurs, les 75 emmerdeurs, les gens qui vous arrangez pour foutre le bordel dans les agendas de 300, je ne vous remercie pas. Et franchement, j'aimerais être tenue au courant lorsqu'une minorité de vos futurs élèves s'alliera pour démolir votre travail publiquement, avant même d'avoir fait l'effort d'en comprendre le sens.
Ecrit par : Lulu | mardi, 03 avril 2007
Et vive la liberté d'expression ...
Ecrit par : Camille | mercredi, 11 avril 2007
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