mercredi, 28 mai 2008
Ecole et néo-libéralisme
L’attention exclusive à l’intérêt du marché détruit l’école. Au point que les professeurs, ayant pour la plupart abandonné toute visée d’excellence - pour les élèves aussi bien que pour eux-mêmes -, se contentent de constater les inégalités et de procéder au tri. A quelques rares cours près – et uniquement dans les débats qui y sont permis -, l’AESS n’a d’ailleurs pas d’autre contenu que, par le subtil moyen de diverses sophistiques enseignées et évaluées comme s’il s’agissait de sciences, d’amener les futurs enseignants à supporter cet état de fait. Un article l’analyse (dans une perspective spécifiquement française, mais tout en restant pertinent pour quelque système éducatif que ce soit), et il n’y en a pas une ligne à laquelle on ne saurait souscrire.
La leçon des néo-libéraux : comment ruiner l'école publique?
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dimanche, 04 mars 2007
Allocution
Suite aux nombreuses critiques dont l’agrégation fait l’objet de la part des étudiants (ne serait-ce que dans les discussions à bâtons rompus qui s’improvisent dans les couloirs), une étudiante s’est fait l’écho de ce malaise auprès du CIFEN. Là, il lui a été rétorqué qu’elle n’était absolument pas représentative des étudiants et que tout allait bien. Prenant acte qu’il était considéré que tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes tant que le mécontentement des étudiants ne se faisait pas entendre, une pétition a commencé de circuler. Mais certains n’en ont entendu parler que très vaguement et beaucoup n’ont pas eu l’occasion de la lire : il se pourrait donc que le même reproche de minorité soit fait à ceux qui tentent de la sorte de rapporter ces critiques.
Alors certes, toutes les contestations de chacun ne portent pas nécessairement sur les mêmes points ni n’ont toutes la même intensité ; certes la crainte est légitime de se retrouver en position délicate en cas de contestation ouverte ; certes, la charge de travail est importante et le temps précieux ; mais si nous tous convenons que la non signature d’une pétition très critique – ou trop – ne signifie pas le plein assentiment à la formation qui nous est dispensée, le message n’est pas entendu de la même manière par le CIFEN.
Ainsi, quelles que soient les nuances que vous y apporteriez, les désaccords profonds que vous puissiez avoir avec certains de ses points ou plus simplement avec le ton sur lequel elle est écrite, nous invitons celles et ceux qui ont quelque insatisfaction à l’égard l’agrégation, à signer cette pétition, quitte à mentionner « avec réserve » à côté de votre signature : c’est le seul moyen que nous avons pour donner à entendre efficacement nos divers mécontentements.
Mais aussi, prenant en compte les difficultés évoquées plus haut, (désir d’apporter des nuances, manque de temps pour participer à des réunions ou crainte de contester en son nom propre), un espace de réflexion a été ouvert sur Internet qui permette l’expression des pensées de chacun, leur organisation et, dernier point mais non des moindres, leur communication aux membre du CIFEN.
En voici l’adresse : http://aess20062007.hautetfort.com/
Quelques précisions pour conclure.
Il ne s’agit pas de nous ériger en juges de ce que doivent être les compétences à posséder pour enseigner car il est difficile d’être à la fois juge et partie. Mais il n’est pas non plus déraisonnable que nous y réfléchissions.
Nous concevons cette initiative dans un esprit de réflexion et non de simple contestation, de réforme et non de simple révolte ; mais toute contribution, si brève soit-elle, y a sa part.
Nous questionnons divers aspects de cette formation, nous la critiquons, mais par le souci de l’améliorer et l’esprit de rigueur qui nous portent, nous cherchons encore à être dignes de notre profession.
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